4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 07:30

 

Vers la forêt marine,

Les fourrés se ferment sur les chasseurs.

La pluie draine les paroles basses

Et la fumée caresse nos délires.

L'automne grince.

 

Plus loin, quand les taillis s'entrouvrent

Sur les eaux, une odeur rappelle

La saison où pencha la coque,

Où se creusa l'au revoir chaviré.

 

Le lit sombre en travers des feuilles,

On s'éternise. On rapine.

À l'horizon trahi par les meutes,

Le château garde l'insoumise,

Tout s'éteint. L'hallali prend le deuil.

Le fanal danse.

 

 

      (Nouvelle version d'un poème paru dans Errances, Janus-Oswald, 1959)

 

 

 

Alain Mercier

Poésie 1 n°19

Sept.oct 1971

SG