3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 06:07

 

Les arbres printaniers à peine enfeuillés

— certains portaient encore à leurs branches d'hiver

des bourgeons durs et drus comme des ongles —

ont profité de notre brève absence

pour croître en verdeur, en vigueur

occupant les percées de ciel, les interstices,

envahissant les vides :

platanes, tilleuls, grands marronniers

recommencent oublieux d'hier

leur année

 

 

 

Louise Herlin

Chemins de traverse

La Différence, 2002

SG