28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 06:10

 

Sous les sables du vent le feu s'est retiré ;

l'arbre prend son élan pour n'être que fumée.

 

Un oiseau naît de lui. Mais quel oubli vorace :

au plus traître d'un cri la fuite de l'espace.

 

Comment peut-on mûrir une éternelle chute ?

 

L'arbre a pris son élan pour que tout recommence,

mais la lumière est MORT sur la ruine des branches.

 

 

 

 

Christian Dif

Les nouveaux poètes maudits

Anthologie d'Alain Breton

Éditions Saint-Germain-des Prés, 1981

SG