6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 07:05

 

printemps des poètes 2012

 

 

 

L'été enterré au pied du pommier

Nous perdions de vue septembre et son saint voleur d'étincelles

Ses feux enfumaient l'encrier

Réchauffaient les pieds transis de l'alouette

 

L'odeur de la première neige effaçant la clôture

Le jardin avec son arbre muet s'ouvrait aux rumeurs

viendra un jour où même les pierres diront ce qu'elles ont sur le cœur

 

 

 

 

Vénus Khoury-Ghata

Où vont les arbres ?

Mercure de France, 2011