18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 06:53
  

L'ombre s'est assoupie sur l'arbre recroquevillé

       Les senteurs pigmentées des millepertuis

       De leur fragrance énervent les murmures

 

L'arbre recroquevillé renoue ses amitiés

       Privé de son écorce il écoute

       Cythère au pré Cybèle au loin

 

L'arbre a donné son bois pour écrire

       Anxieux guette la première page

       Le poète sait son arme infidèle

 

L'arbre et le poète se détestent en talent

       L'un glorifie sa fondation

       L'autre entonne son imminente célébrité

 

Et voilà finie ma complainte simple

       D'amertume faite de joies tronquées

       D'espoirs emplis d'écriture enchâssée

 

 

 

 

Paul-Bernard Sabourin

Imaginaire de l'arbre

Transbordeurs, 2005

SG