6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 06:11

 

Sous l'arbre où gisaient les pommes,

se trouvait l'entrée d'un pays.

 

Lumières, lunes permises,

sourires au bout des bourgeons,

je fus votre confident,

le petit diable nu,

sans patience, sans trouble,

 

Un beau matin, j'oubliai l'école,

mes poumons s'ouvrirent au vent,

je feignis d'avoir quatre mains

pour soutenir étoiles et ciel.

 

 

 

 

Richard Rognet

Juste le temps de s'effacer

suivi de Ni toi ni personne

Le cherche-midi, 2002

SG