26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 10:42

 

Épargnées en cet instant heureux de fête

des premières bourrasques et des ombres du vent

sur le sol déjà dur, elles hésitent à danser

dans le ciel à la portée de leur lumière

et préfèrent tomber au voisinage de leurs ailes

en attendant la neige atteindre leurs reflets.

 

Le soleil bas caresse sans heurter

la fin du jour sur leurs tremblements rouges

et la douceur à peine convulsée des branches

dans le ravissement d'un automne à mourir.

 

Une main étrangère rayonne sur elles

bienveillante envers leur dernière splendeur

et prolonge le soir fébrile des fenêtres

parcimonieusement garnies d'une feuille éclairée...

 

 

 

Pierre-Bérenger Biscaye

Klee pour la poésie

Parcimonieusement garni de feuilles

Presses universitaires de Bordeaux, 1991

SG