24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 06:33

 

Les trois arbres sont pareillement renversés en terre

Et le monde est très chaud

Ô gloire où va le soir avant la nuit ?

Les tabliers s'enfuient sur les allées moins claires

La cloche les prend par deux et trois

L'herbe reste et rentre et pousse sans misère.

Et les trois arbres se réveillent pleins d'oiseaux

Ils baignent par la tête

Dans la foi, la certitude et les brouillards,

Les robes reparaissent sur la terre.

 

 

 

Pierre Jean Jouve

Les Noces suivi de Sueur de sang

Gallimard, 1966

SG