5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:34

 

c'est ainsi que les forêts à la fraîche ralentissent la vivacité

        du vent pour adoucir son passage, lui faire fête,

 

et transmettre d'arbre en arbre, à travers les ciels, le

        message venu du temps qui passe et meurt,

 

avec tous les parfums, les pollens, les appels, les batte-

        ments du cœur de l'univers,

 

mais aussi bien le recueillir dans leur sein, le transformer

        en soupir, l'autre nom de ce souffle, qui habite en

        toi, comme dans l'ancien prophète,

 

à demeure

 

 

 

 

Jean Mambrino

L'Abîme blanc

Arfuyen, 2004

SG