11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 06:10

 

L'harmonie, quête sans fin de l'affamé,

n'accouchera tout au plus que du réconfort

qu'attendent ses mains, qui en savent la

précarité.

Il érigera des granges, tracera des routes,

mais elles ne pourront lui donner plus que la

pousse qui perce du malentendu

 

Ainsi l'arbre.

L'abri.

Au passant qui s'abreuve

qui accorde l'air

qui libère un pêne.

Au pivert

à tous ceux qui fouillent des troncs

Cet arbre qui ne plaide pas

sous la cognée du bûcheron.

 

 

 

 

Marc Sastre

La maison vide

Pleine Page, 2005 

SG