20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 06:05

 

Une fille forestière hante ma mémoire

les lys venaient s'endormir dans son corps

flamme d'or, vacillante, dans le miroir

la nuit la tenait par la main.

 

La nuit

elle lisait dans les arbres le destin.

 

La nuit

elle disait la tendresse de l'eau multipliée.

 

La nuit

elle allait, abîmée,

le corps brûlé par ardence d'amour.

 

 

 

 

Danièle Auray

Le sang du silence

Éditions Subervie, 1982

SG