24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 06:12

 

L'écorce des années au pin des coupeurs d'air

L'eau mourante des pas dans l'herbe des regrets

La plaine où se fissure un ciel de vent malgré

L'aube des primeterres et leur soir mal ouvert

 

La promenade hardie des chercheurs de tendresse

Où l'écho d'un sommeil silence l'infini

Où les mares se défont et déforment la nuit

Où les amours fuyants détournent leur ivresse

 

Je souviens le pêcheur au calme d'un sourire

Si je n'étais venue attendre l'y mourir

Assise au bord d'un arbre où d'un cœur je ne sais

 

Je souviens le pêcheur oublié dans sa vie

Attentif à aimer ou à croire il ne sait

Si je n'étais venue rejoindre son oubli.

 

 

 

 

Ariane Chaudier

Revue Vagabondages n°11

Paris Poète, 1977

SG