26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 06:11

 

Des lambeaux errants de nuages,

Une légère brume bleue.

L'automne berçait la forêt

Qui ne sommeillait pas encore.

 

La forêt pleine de murmures,

Pleine d'arômes attardés,

D'ombres, de routes enlacées,

Pleine de pas qui s'en allèrent.

 

Des champignons aux têtes d'or,

Un amandier aux bras frileux.

Dans la clairière le vent dort

À l'écoute de la tempête.

 

Le chevreau déchirait les feuilles,

Gambadait auprès de sa mère.

Le chasseur dans l'herbe profonde

Cherchait une invisible proie.

 

Le bûcheron en aiguisant

Sa hache, chantait un vieil air,

Il écoutait distraitement

Les plaintes du chêne ébranlé.

 

Près de la maison forestière

Ondulait la calme fumée.

Au-dessus du foyer, les arbres

Semblaient se parler doucement.

 

Pleine d'échos et de soupirs,

La forêt cachait son mystère,

L'automne berçait la forêt

Qui ne sommeillait pas encore.

 

 

 

 

 

Hamo Sahian

Traduit par Pierre Gamarra

La poésie arménienne

Les Éditeurs Réunis.