Top articles

  • sans titre

    27 décembre 2015

    Tous les quatre ans on lui coupe ras toute l’ombre Et sous sa tête chauve lui viennent des pensées très claires et très ordinaires comme aux fenêtres quand on leur lave les rideaux Joëlle Abed Lieux du tremble L’Âge d’Homme, 1990

  • sans titre

    08 septembre 2011

    je dormais sous un chêne je faisais beaucoup de rêves ce fut un langage confus comme mille feuilles mues Kenneth White Le chemin du chaman P.A.P, 1990

  • sans titre

    16 juin 2019

    Il reste des graines des mots que la mort n'a pas pu prendre le feuillage d'un cerisier où finissait le dimanche Maintenant l'ortie veille avec une pierre une chaise que relie la curiosité d'un moineau. Christian Viguié Fables L'Arrière-Pays, 1996

  • retouche à l'arbre

    13 août 2011

    il s'habille au printemps sans cacher cet orgueil d'avoir enduré nu les froids quand la lumière quitte toute chose on dirait qu'il apprend à voler tout en gardant la pose et dans le contre-jour il mime sa fumée Daniel Boulanger À dire vrai Grasset, 2...

  • Tendrement...

    22 mai 2020

    tendrement bousculer la lumière mourir debout les yeux fermés sur le huis clos des arbres le cœur fidèle au rythme de la pierre épouser des cascades de feuilles Jean-Pierre Siméon Vagabondages n°25 Nov/Déc 1980

  • Ces arbres

    05 avril 2010

    De quels oiseaux Ces arbres sont-ils muets Désemparés par quelle absence Paul Vincensini Nouveaux trésors de la poésie pour enfants Le Cherche Midi

  • sans titre

    06 mai 2013

    Ce tilleul es-tu certain qu'il soit planté pour signaler que les années se partagent le temps ? N'est-il pas là, — tremblant dans le soir, hésitant à refleurir — comme le souvenir d'une vie ajournée et dont nul ne soupçonne qu'elle est la nôtre ? Max...

  • Le vent dans les arbres

    22 avril 2010

    Le vent se perd dans les arbres et les arbres sous le vent se penchent au-dessus d'une table qui était l'un d'eux avant. Les arbres ont de la mémoire pour aimer les morts vivants. Une chaise ou une armoire cachées à l'abri du vent. Didier Barbelivien...

  • La forêt

    22 avril 2010

    Je plonge en la forêt comme en la mer tranquille Le Soleil disparaît. Dans ce monde immobile J'entre parmi les pins, les bouleaux et les hêtres Pour prendre un bain de foule et sentir tout mon être Emporté par cette immense fraternité De ceux qui sont,...

  • Oracle

    28 décembre 2010

    L'arbre qui s'est un soir empli de lumière par une ouverture secrète au couchant t'a donné réponse : un rayon silencieux supplée ton regard encore ennuagé pour illuminer l'homme prophétiquement le prochain demeuré obscur à tes côtés Jean-Pierre Lemaire...

  • Ce chêne tordu...

    01 mai 2011

    Ce chêne tordu encombrait notre jeunesse Aucune scie n'en viendrait à bout Mais un chant d'oiseau pouvait tout et vous le saviez Il est tombé ce chêne tordu sous le chant d'un oiseau un jour où il avait plu Mais déjà vous ne saviez plus. Anne-Marie Monnier...

  • L'arbre

    08 mars 2011

    L'arbre de ma rue tout gris tout nu tremble dans le vent il attend ses habits menus verdoyants bien luisants il attend les feuilles du printemps Anne-Marie Chapouton Poèmes petits L'École

  • sans titre

    10 mai 2011

    Arbre, beau peuplier, qui bruisses doucement À la cime du soir ta chanson pâle, Le souffle de la terre allume les étoiles, Une nuit d'huile entoure tes rameaux tremblants. Jean Hourlier Délaissement de la prose La Bartavelle éditeur, 2000

  • L'arbre, la mer

    06 novembre 2010

    L'arbre tourbillonne Craque, s'élance Retenu à la terre Mais ses racines descendent Jusqu'à la mer Obscure, elle monte Profonde, elle monte Ensorcelée, elle monte Et son tumulte et sa pénombre Frappent le ciel blanc Cassent le jour lent Catherine Leblanc...

  • Botanique

    01 juin 2016

    Accorde-moi la fantaisie, Lui dit l'homme. Et elle, qui a agréé L'eau et le murmure, Frémit. Accorde-moi force, Imagination, délire, Et elle ne répond Que d'une inclinaison De ses plus hautes feuilles. Raúl Rivero Souvenirs oubliés Traduit de l'espagnol...

  • sans titre

    29 avril 2010

    Les platanes géants sont gris pâle sous la lune Du sommet de leur voûte retombent des lianes légères qu'une bouche invisible balance dans la brise Blaise Cendrars

  • Fabliette

    07 janvier 2021

    Par un beau jour d'été, Une pomme qui promettait D'être bientôt reinette Se mit à raconter À son propre pommier Ce qu'elle savait de lui. Il en fut tout surpris. Guillevic Choses parlées Entretiens avec Raymond Jean Champ Vallon, 1982

  • sans titre

    13 septembre 2016

    un arbre deux arbres j'ai tout ce qu'il faut pour respirer les hauteurs je suis-moi-même une part du paysage c'est le repos de ma broussaille et j'ai autant de nœuds que n'importe quel arbre 1er mars 2008 Henri Meschonnic L'obscur travaille Arfuyen,...

  • Arbre nu

    06 février 2012

    Arbre nu De janvier Dans le soleil Rouge, Tu es la cage Sans anneau D'une vingtaine De moineaux. Mon cœur nu Dépouillé, Dans la flamme Amour, Auras-tu soudain Sur tes branches Aussi Vingt oiseaux ? S. Corinna Bille Le Pays secret Édition dite du "timbre...

  • Le platane

    09 avril 2017

    Comme pour une danse infinie Il balance ses grands bras frais Et dans l'ombre féline des vents Couve des rossignols Anne Perrier Œuvre poétique 1954 - 1994 L'Escampette, 1996

  • sans titre

    21 juin 2017

    Manne de l'acacia son miel séché s'égrène infiniment léger fardeau que l'âme pose en fin de jour Suzanne Brosse Jusqu'à l'oubli du jour Éditions André Silvaire, 1978

  • sans titre

    21 juillet 2017

    Gaulant les prunes vertes Des feuilles Se dispersent Yosa Buson 与謝 蕪村

  • Les six cyprès

    16 septembre 2014

    Ils sont si près, Sis dans le pré, Les six cyprès Que le fermier Préférerait Que désormais, Ses six cyprès Qui sont si près, Sis dans le pré Soient plutôt sis, Sis répartis Dans ses six prés. Pierre Coran Inimaginaire Labor, 2001

  • En attendant Noël

    20 décembre 2010

    Une mésange dans la géométrie sèche du magnolia se lustre les rémiges C. décore le sapin de boules bleues lui pose des tampons d'ouate sur les branches elle panserait les blessures du siècle elle n'y mettrait pas plus de cœur et de doigté Roland Reutenauer...

  • Botanique

    03 juillet 2011

    Dans mes poèmes je traverserai une sorte de poussée des arbres par-dessus les fenêtres C'est une façon de se grandir et d'être plus haut en soi que les baobabs. Patrick Argenté Voisinage du vent La Part Commune, 2005