6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 11:00

 

                        (Les femmes aux hommes de guerre)

 

 

Ces ombres faibles

ces ombres fragiles

que le miroir menteur

dit que nous sommes

 

Ces humeurs de personnes

aux âmes offensées

trahies, outragées,

fouettées par le vent

et à peine portées

par leur jambes diaphanes

sont le clair reflet

d'une compression amère

photogrammes distordus

voulus par qui ?

 

Nous ne sommes pas d'accord, messieurs !

 

Nous sommes les feuilles tendres

de jeunes rameaux,

mais d'un bois infini

qu'il se perd au regard...

 

Nous attendons que le vent

nous unisse à son chant

nous respirons en silence

en relâchant les semences

nous adoucissons le poison

nous nous comprenons du regard

 

Les bons géants

du bois infini

aux fortes racines

et aux mille voix

ont un son unique

et une unique destination

 

Ni tempêtes, ni tonnerres

Ne tairont leur bruissement

Nous sommes si nombreuses à regarder !

Nous sommes encore plus nombreuses à crier !

 

 

 

 

Paola Bonetti

À l'index n°17

 

 

 

 

 

 

 

 

Il giganti del bosco

 

 

                       (le donne ai signori della guerra)

 

 

Quelle deboli ombre,

quelle fragili forme

che lo specchio che mente

ci dice che siamo...

 

Quegli umori di esseri

dalle anime offese

traditi oltraggiatti,

sferzati dal vento

ed appena sorretti

da gamb vetrine...

sono il chiaro riflesso

di un amaro compresso

fotogrammi distorti

voluti da chi ?

 

Non ci stiamo signori !

 

Siamo tenere foglie

Di giovani frasche,

ma di un bosco infinito

che si perde allo sguardo...

 

Attendiamo che il vento

ci unisca nel canto

respiriamo in silenzio

rilasciando i semi

mitighiamo il veleno...

ci passiamo gli sguardi

 

I giganti buoni

del bosco infinito

dalle forti radici

e dalle mille voci

hanno un unico suono

ed un'unica meta...

 

né tempeste né tuoni

taceranno il frusciare

Siamo in tante a guardare !

Siamo in troppe a gridare !

 

 

 

Paola Bonetti

SG