4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 08:00

 

Arbre virginal aux rougeurs charmantes,

Tu n'es que boutons et que fleurs :

Ta blancheur éclatante au parfum de printemps

Te semble à toi-même un grand rêve flottant.

Doucement, au long de tes joues les flocons

— Oh ! tu respires à peine — tombent en pluie légère

Dans l'herbe et gisent alentour.

Mais une angoisse te monte, sentant les fruits venir.

 

 

 

 

Richard Von Schaukal

Poésie : cahiers mensuels illustrés

septembre 1933

SG