À l'ourlet de ton ombre
Ô Femme, Ô Forêt !
À l'orée de tes gestes de chaque jour
empreints de Mystère...
Ô Femme, Ô Forêt !
À la lisière des mouvements de ton Immensité,
( TOI QUI MANQUES AU MONDE DEPUIS TOUJOURS !)
Se lisent les jardins de toute MÉMOIRE,
Recueillis d'un glissement de pied, te retournant...
Ô gouffres des plis de tous tes parements !
Ô Femme, Ô Forêt !
Tu détiens les Secrets de l'Univers,
Harmonie, Mémoire lovée en ton sein...
Ô Comme l'on rêve de Toi !
À n'en savoir pourtant cueillir que l'écho
de tes pas qui s'éloignent...
Je te devine, par la Grâce de ton allure Divine,
Tu te dérobes à toute approche vive,
Dans l'allongement du Temps profond à Vivre !
Ô Femme, Ô HÉLOÏSE, je te pressens...
Derrière chaque arbre à paroles,
À travers les murmures des écorces,
Depuis les huches à sapins dorés sur tranche de ciel
Ô HÉLIANTHE ! Ô HÉLOÏSE !
La sève des arbres se renouvelle
au creux des nuits étoilées de ton NOM !
Des sources s'enflamment dans l'âtre de tes sous-bois...
Les poissons du soleil jouent entre tes mains !
Voltuan
Manifeste du mouvement poétique O.S.A.I.S.
Opposants aux Systèmes d'Abrutissement
et d'Infantilisation Sociaux
Librairie-Galerie Racine , 1998
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