l'aube vient
en bas
s'engage la lutte sans pitié
la guerre des haies et des taillis
que chaque être sorte de sa tanière
de son gîte de son bois
qu'il vaque à lui-même
pétri de faim et de force à assouvir
le chemin est un songe
pour l'arbre qui ne bouge pas plus
qu'un clou fiché en terre
autour de lui tournent les étoiles
d'un vaste mouvement d'épaules
il montre l'horizon au promeneur
puis disparaît
derrière la crête de la colline
la forêt parfumée sous les pieds
le don des chemin ouverts
au rythme et au souffle
je vais
aux fougères au bêtes des bois
le cœur est creux
le rythme divin
venu d'ailleurs
on complote dans les fourrés
un renard et un chevreuil
frères de mon sang
ont fui ma voix
Jean Peysson
Une ombre entre deux arbres
éditions d'écart, 2014
/image%2F1177614%2F20260306%2Fob_30a611_printemps-des-poetes-2026.jpg)