C'était la forêt où l'on coupait le bois
Les arbres couchés attendaient
regardaient la nuit blanche du chemin
Il lui sembla que les arbres s'endormaient
Et il y contempla sa pensée
Il reconnut l'hésitation
la grande passion émotive
le saut éclair cristallin et changeant de la vie
Il dominait la forêt endormie de ses dormeurs
Un balbutiement s'échappa de l'un
un bruit de ventre de l'autre
Le langage rêvant de la nuit les regardait
Ce n'étaient pas des mots
mais la vie seule qui remuait ses instincts
Gérard Voisin
De tes mains partit le vide
Éditions de la Différence, 1997
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