Loin de la forêt, seul, debout,
sur la colline, un arbre.
Ah ! comme
la forêt le raille, l'exècre...
Ce géant
solitaire, comment donc a-t-il fait
pour se soustraire à la norme des nains,
à l'emprise du nombre, et croître hors
de la prison sylvestre ?
Ah ! stupide forêt
qui ne sait pas qu'à l'arbre seul
elle doit son salut !
Solitude de l'arbre :
saule ou platane, orme ou tilleul,
l'arbre sur la colline, seul irremplaçable...
- ô verdoyant paratonnerre !
Parouïr Sévak
L'Homme dans le creux de la main
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