Ce que dit le dieu, la forêt le comprend
dans l'étreinte innombrable de ses branches,
ses travaux souterrains et le pourrissement.
Impalpables sont ses épiphanies,
immense son monument dédié à l'ombre,
à la patience, à la fertilité songeuse.
Quelquefois dans l'épaisseur, seul éveillé
au profond de sa nuit, tu perçois,
là où la mort et la vie échangent leurs soifs,
le cheminement des sèves et des venins.
Lionel Ray
Comme un château défait
Poésie/Gallimard
/image%2F1177614%2F20260306%2Fob_30a611_printemps-des-poetes-2026.jpg)