Moi, forêt,
Je ne me rends pas compte de ce que je fais !
Je viens, je vais
Comme un grand bruit hasardé
Et mes arbres sont fiers comme des comédiens
Qui viennent par hasard au village
Et content de longues histoires de voyage
Où nul ne comprend rien et qu'on craint.
Il faut rester dans les forêts avec leur lie !
Il n'y a pas de bas-buisson rajeuni !
........... Je suis un homme
........... comme
Un fagot ramassé.
Armand Robin
Fragments
Gallimard
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