Je te conduirai, mon amour,
dans la forêt lumineuse
où les oiseaux sont bleus.
Les arbres y chantent une mélopée,
leurs ramures bruissent
comme les ailes des abeilles
qui butinent les roses.
Ô forêt des enchantements
où la vie éclot et meurt
aussi simplement qu'une feuille ;
où la terre s'épanouit
comme une fraîche fleur des champs.
Forêt de la luxuriance végétale ;
La source y répand la clarté essentielle ;
le ciel y semble si pur
que les nuages n'osent s'y aventurer.
Forêt lumineuse, mon amour,
où nos mains seront des lianes
qui ne pourront se détacher
de l'arbre de vie !
Jacqueline de Nonville
Chansons d'Avril
Imprimerie Pinson, 1976
/image%2F1177614%2F20260306%2Fob_30a611_printemps-des-poetes-2026.jpg)