16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 15:11

 

L'arbre stérile et austère

Honteux de n'avoir mûri

Sous une telle lumière

En creva de dépit.

 

Ami, laisse-toi couler

Dans son Regard clair

Tel l'enfant agrippé

À la main de son père.

 

Les majestueux chênes

À l'épaisse chevelure

Oublieront leur peine

Sous un clin d'œil pur.

 

 

 

Bernard Dutoit

Comme une brise légère

Guilde des Lettres, 1989

SG