6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 15:47

 

Mon cyprès que projette

et répand dans les cieux des froufrous d'azur,

comment te contempler

sans que mes yeux te souillent ?

 

Moi-même je n'étais pas le crime.

J'ai vu le loup d'ombre se lécher la peau

tandis que lui parvenait l'odeur enfumée du sang

de mes amours naissantes.

 

Comment te contempler sans te faire offense ?

 

La pluie rythmée d'avril délave

ta rêveuse silhouette.

Le flot de mes larmes se déverse sur toi.

 

Sont-elles toutes pures ?

 

 

 

Fatos Arapi

13 écrivains d'Albanie

Centre national du livre, 1998

SG