2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:38

 

Cyprès, vous n’êtes pas arbres de cimetière
                    Comme vous le pensez
Vous qui montrez le ciel de votre index austère
                    Sans jamais vous lasser.

 

Votre zèle touffu, sa sibylline pointe,
                    De loin comme de près
Sont avec les vivants, l’indifférence est feinte
                    Qui s’ouvre aux nids secrets.

 

Ne vous reprochez pas votre métaphysique
                    Quand vous savez si bien
Par cet unique doigt d’une invisible main
                    Devenir pathétiques.

 

 

 

 

Jules Supervielle

Œuvres poétiques

Naissance

Bibliothèque de la Pléiade

Gallimard, 1996

 

 

SG