25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 07:43

 

Ils sont si rares les passants à toucher les corps des arbres. Pas le temps, les temps courent. Mais après quoi ? Arrête ! Approche le tilleul, le chêne, le frêne au point que jaillisse un sang d'encre, le soir à la saignée des tristesses ravalées. Douleur exquise sans peine. Alors écoute. Il est 6 heures tu peux lâcher. La cloche sonne à Savennières. Le pêcheur rentre à vide sans bosselle. Il a perdu son mouchoir.

 

 

 

Catherine Malard

Traversée des Lieux-dits

La part des anges, 2009

SG