14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:27

 

Les arbres ignorent les lois de la propriété.

 

Quand on pense les retenir et les enfermer, ils s’échappent par les rais de lumière. Si la lumière décline, ils oublient les frontières et imposent silencieux leur immense liberté. Ils traversent le temps qui passe en offrant la dignité de leur vieillesse. Les murs sont inutiles. Les feuilles, la sève et l’écorce, poursuivent en plein jour le cheminement insoupçonné : les racines vont loin, très loin, elles s’étalent comme des doigts pour repousser les limites devenues invisibles. La nature conquise en apparence, reste la déesse des lieux, comme l’enfant que l’on croit diriger mais qui est notre guide.

 

 

 

Imasango

Outremer

Trois océans en poésie

Anthologie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey

Éditions Bruno Doucey, 2011

SG