11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 08:14

   

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Bien sûr on doit pouvoir entrer dans le tronc,

disputer à l’écureuil un peu d’espace,

aller sous l’écorce et le rond

chant des branches tourné dans l’air immense.

 

Rien de bien difficile, en fait, il suffit

de mourir : alors la chair de l’arbre

nous devient perméable et lie

notre absence à la nuit martelée d’orages.

 

 

 

 

Lionel-Édouard Martin

Avènement des ponts

Tarabuste, 2012

lionel-edouard-martin.net

SG