5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:57

 

L'atome de neige

                           au plein des pupilles

explose.

              Comme des globules

              longtemps les hommes de l'immense

              ont erré bouche contre l'air.

 

Ouvert à l'espace,

l'œil peut défier ses murs,

ceux qui s'appesantissent autour de l'être.

 

Il n'est plus de cri noir.

La bouche devient la proférante.

 

Et le verbe s'élève

avec des versants de verdure.

 

Le départ est montée de l'arbre

quand la terre est en bienveillance.

 

L'humain n'est plus que faim croissante

et que mains mûrissantes.

 

 

 

 

Fernand Ouellette

Poésie

poèmes 1953-1971

Éditions de L'Hexagone, 1972

 

SG