13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 19:01

 

L'arbre tenait par ses racines

Mais les sables asphyxiaient l'écorce

Les feuilles se gaspillaient

Les branches renonçaient à l'oiseau

 

 

J'ai crié

Crié                    à travers toutes les choses

Les déserts         par instants

Reculaient

 

 

Je m'attelais au cri

Rêvant échos

Fondant étoiles

Taillant passerelles

Fondant galeries

 

 

Je me rivais au cri

Emeutant l'eau qui stagne

Imaginant       lmaginant

Raccordant l'astre aux berges

Me liant aux visages

Dressant voûtes et fondements

 

 

Alors                         la vie

fit plus loin dans sa réponse

plus loin que tout l'imaginé :

 

 

Des oiseaux s'enfantèrent sur chaque branche

Des feuilles touchèrent aux feuilles

L'écorce s'injecta de vivres

L'arbre se laissa voyager

  

  

 

Alors                              doublant le cri

La vie                                se livra

  

 

                           VERTICALE

 

 

      

Je reconnus notre espace

J'étais en son mouvement

Et pourtant

Demeurais

 

 

 

Andrée Chedid

Poésie 1 n°17

Le Cherche-Midi

SG