18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 18:41

 

        Un arbre devant moi.

        Frémissant, vivant comme la mer.

 

Contour déchiqueté.

Coulées de roches de ses branches noires.

Nuages le ceinturant de plages.

 

Le vent l'ondule comme des vagues et les crêtes

de ses feuilles renvoient la lumière-écume. Dans

les tempêtes passe le ressac des galets.

 

        Debout comme un homme

        Puissant comme la montagne

        Vivant comme une bête

        Sa sève circule avec mon sang

 

Squelette noir, symphonie du cuivre, odorante

fraîcheur verte, douce peau bourgeonnante, selon

les saisons.

 

Et son invisible chevelure souterraine accrochée

dans la terre.

 

Un monde là, devant moi, sculpture vivante.

Nous respirons ensemble.

 

 

 

Gabriel Cousin

Dérober le feu

le dé bleu

SG