11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 18:28

 

Vues des Anges, les cimes des arbres peut-être

sont des racines, buvant les cieux ;

et dans le sol, les profondes racines d'un hêtre

leur semblent des faîtes silencieux.

 

Pour eux,  la terre, n'est-elle point transparente

en face d'un ciel, plein comme un corps ?

Cette terre ardente, où se lamente

auprès des sources l'oubli des morts.

 

 

 

Rainer Maria Rilke

Vergers

Poésie/Gallimard

SG