19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 17:46

 

Les grands arbres dépouillés presque,

                                 somnolents, venteux,

le fourmillement y perdure, ô musique,

par rafales au travers du chemin.

Chacun est roi qui se dresse parmi les autres

pour y mêler son peuple de ramures,

                                 c'est le même,

l'énergie tremblante d'où s'éparpilleraient,

impatience, émoi d'être, mal à l'aise,

les oiseaux, le serpent, nous tous.

 

 

 

André Frénaud

Nul ne s'égare

Poésie/Gallimard