2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 09:54

 

Ce hêtre, dispersant au jardin son ombrage,

Semble monter d'un jet à l'assaut de l'azur ;

Celui qui l'a planté doit être heureux et sûr ;

Il est tellement grand qu'on ne sait pas son âge.

 

La brume de l'automne a doré son feuillage,

Et c'est à ce moment qu'il donne ses fruits mûrs ;

Pour les prendre, il suffit de grimper sur les murs,

Comme le font si bien les enfants du village.

 

En grandissant, le tronc n'est pas devenu creux ;

Malgré le temps, cet arbre est resté vigoureux

Et pourra supporter les rigueurs hivernales ;

 

Là, se pourront nicher tous les oiseaux du ciel,

Quand il refleurira ; dans les splendeurs vernales,

Des abeilles viendront y butiner le miel.

 

 

 

Jean Kobs

Le kobzar de l'exil

Tome II 

Editions de la Revue Moderne

SG