27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 07:24

 

Un arbre solitaire sur la place.

Un sol indifférent et sec.

Les feuilles s'envolent

Et les dernières feuilles

Attendent la poussière grise.

Pourtant c'est un arbre que la nuit

Enveloppe, pourtant c'est un arbre

Que la lune aime

Baigner de son charme et son sourire.

Ceux qui étaient compagnons

Se sont trouvés chassés par la terre

Aride et terne,

Le soleil se lève pourtant

Sur cette place, descend la nuit.

De loin la vie se fait entendre.

Haletant et tourmenté

Le vent vient hurler dans le vide,

Le vent s'en va tourbillonner

Soupirer ailleurs.

C'est bien la tragédie du temps.

C'est la mort qui revient

Inéluctable.

C'est la mort de chaque moment.

C'est la mort aveugle qui ronge.

La mort sonore

Sous forme de vent d'ouest

Tandis que la lune s'épuise.

Tandis que la nuit

S'offre à la réjouissance

Et que le soleil

Rayonne en sourires sur place.

 

 

 

 

Hassan Hafizur Rahman

Poèmes de Bangla Desh

Traduits du bengali par Prithwindra Mukherjee

Publications orientalistes de France, 1970 

SG