8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 07:58

 

Buée qui peuple encore les arbres — certains presque immobiles comme le vieux poirier aux fruits presque immangeables et tôt tombés — d'autres plus vibrants : saules ou peupliers dont les nids, toujours destructibles, bornent ces soirs de juillet entre mauve et gris.

Soudain, cliquettent les grillons, juste avant le velours des chauve-souris tendu sur un chapiteau de nuit.

 

Elle marche vers moi, happée par les sapins, déjà.

 

Trois vers luisants flambent l'amour entre ses paumes.

 

 

 

Jean Orizet

Solaire Apocalypse

Éditions de la Grisière, 1975

SG