10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:50

 

Au début de chaque printemps,

j'oublie le nom du cornouiller.

 

Son inflorescence me surprend

comme un cantique composé à la

hâte.

 

Autrefois, j'avais juré d'en

être l'épigone inlassable.

 

Depuis, il ne cesse de proclamer

mon hérésie.

 

 

 

François Jacqmin

Les Saisons

Éditions Labor, 1988

SG