28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 10:54

 

Ce que dit le dieu, la forêt le comprend

dans l'étreinte innombrable de ses branches,

ses travaux souterrains et le pourrissement.

 

Impalpables sont ses épiphanies,

immense son monument dédié à l'ombre,

à la patience, à la fertilité songeuse.

 

Quelquefois dans l'épaisseur, seul éveillé

au profond de sa nuit, tu perçois,

là où la mort et la vie échangent leurs soifs,

le cheminement des sèves et des venins.

 

 

 

Lionel Ray

Comme un château défait

Poésie/Gallimard

SG