24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:47

 

Un soir d'orage imprévisible

Un soir de trains qui se jettent à poings fermés dans la nuit

Un soir de sang sur les vitres

Et de main qui cherche son appui sur les lampes

Quand les rêves ne s'accordent plus

Que dans les visages complices de la pluie

Un soir de démesure

Je me suis mis en marche contre les portes basses

Avec certains noms d'arbres

Qui se lèvent entre nous quand nous nous appelons

Je me suis mis à frapper contre les portes basses

En pensant aux herbes lentes

Qui se dénouent dans les rivières quand nous nous appelons

J'ai frappé de toutes mes forces résolues

Engagé dans ce filon de ciel qui restait à vivre

 

Victorieux les portes éclatées m'ont laissé entrer

D'un seul tenant et les paupières ouvertes

Dans cette saison visible de partout

Où je vais dénombrer mes arbres dans la campagne

 

 

 

Georges Drano

Visage premier

Rougerie

SG