20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 06:52

 

Je voudrais me glisser dans une forêt où les plantes se refermeraient et s'étreindraient derrière nous, forêt nombre de fois centenaire, mais elle reste à semer. C'est un chagrin d'avoir, dans sa courte vie, passé à côté du feu avec des mains de pêcheur d'éponges. "Deux étincelles, tes aïeules", raille l'alto du temps, sans compassion.

 

 

René Char

Lettera amorosa

Poésie/Gallimard

SG