2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 18:45

 

Je pense beaucoup plus à toi

Que la pensée jamais ne pense

Le cœur s'est arrogé le cœur

J'entends un arbre qui se plaint

D'avoir du ciel en ses racines

La chaleur souple de sa voix

Bouge au tréfonds de mes moraines

Je rampe, étonné, vers un jour

Où je sais ne pas te connaître

La porte d'en-bas fait mal

Et l'avenir, à travers elle.

 

 

 

Luc Bérimont

Poésie 1, n°11

Juillet 1970

SG