24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 07:18

 

on se réveille un beau matin dans la prairie, un morceau d'amertume jaunie dans la main. on marche alors dans un reste de rêve. quelque part dans le silence, la gelée blanche apprend à mourir ; lentement. le tremblement de la lèvre à la croisée des chemins n'indique rien. le tumulte ordinaire de la brume s'éteint : l'arbre est prêt, ses branches tirées.

 

 

Lucien Wasselin

Fragments du manque

le dé bleu, 1988

SG