30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 07:08

 

Tu es dans la nef des grands bois.

Les feuilles froissées, les branches sonores,

décochent le silence.

Tu t'arrêtes parfois, attendant qu'il retombe.

Qu'il redescende des colonnes du ciel, du haut

versant des arbres.

Le silence a planté ici ses fûts, ses troncs

roides. Il habite ces lieux de citadelle.

Tu es entré, humble, entre ses murs. Tu fais

halte sous ses voûtes. Tu te recueilles en son

havre immense.

 

 

 

Antoine Boisseau

L'intime conviction

Cheminements, 2000

SG