3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:02

 

Dans la douceur

d'un soir de mai,

frénétique,

le saule pleureur s'agite.

Ses branches se déhanchent

et fouettent le sol

en soubresauts

et gros sanglots.

Sur le rouge du couchant

un chat noir s'enfuit,

un duvet clair collé

dans ses moustaches.

 

 

 

Paul Bergèse

Les poches pleines de mots

Éditions SOC et FOC, 2006 

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