2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 06:15

 

Un cyprès noir

       adossé au ciel qui le dessine

quelques ceps noués

       ceints de pierres sèches qui les réchauffent

des blessures de coquelicots

       à l'ourlet du chemin qui se traîne

l'égratignure mobile du rieu

       entre rocs qui le divise

à l'autre bout de l'espace

       la ligne horizontale de la mer qui trace

 

Ici les mots sont inutiles

le soleil parle directement à la terre

sa langue de lumière

Les cyprès acquiescent

gardiens de la mémoire commune

l'âme s'enivre

de sa transparence retrouvée

 

Ici la présence est permise

dans l'énigme du jour

 

 

 

 

Michel Castel

Regards épars

Collection Rives du Temps, 1987

 

 

 

 

 

michel-castel

SG