14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 17:24

 

N'étant que des hommes, nous marchions au milieu des arbres

Effrayés, laissant leur douceur à nos syllabes

par crainte de réveiller les freux,

Par crainte de venir

Sans bruit dans un monde d'ailes et de cris.

 

 

Si nous étions des enfants nous pourrions grimper,

Attraper les freux endormis, et ne briser aucun rameau,

Et, après la douce montée,

Allonger nos têtes au-dessus des branches

Pour s'émerveiller des étoiles innombrables.

 

 

Après la confusion, comme toujours,

Et l'émerveillement que connaît l'homme,

Après le chaos viendrait la joie.

 

 

C'est cela, oui, la beauté, disions-nous,

Enfants dans l'émerveillement regardant les étoiles,

C'est cela le but et la fin.

 

 

N'étant que des hommes, nous marchions au milieu des arbres.

 

 

 

 

Dylan Thomas

Traduit par Léopold Sédar Senghor

La rose de la paix

et autres poèmes

L'Harmattan

SG