19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:40

 

                         A ma mère

 

Cela se fit une nuit pure,

Si pure cette nuit là...

Ma mère, un jeune roseau.

Mon père, vigueur d'arbre.

 

Les peupliers chantèrent

Près de l'eau.

Tout fut si profond,

Tout si abondant.

 

Ma mère fut troublée

Par le chant des peupliers.

Dans les prés de turquoise

Les grillons ont parlé...

 

Ah, grillons bavards !

Au clair de lune

par votre faute je suis né

Comme cela poète...

 

 

               Traduit par Max-Pol Fouchet

 

 

 

Gourguen Mahari

La poésie arménienne

Les Éditeurs français réunis

SG