28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:48
  

Arbre qui brilles dans la nuit, brûlant du feu d'un songe

et d'un cœur intérieur ardent qui vit et meurt,

écriture tracée d'une métamorphose

ancienne et d'une énigme irrésolue,

mémoire de silence, abrite-moi !

Je suis venu vers toi riche de ma parole,

et les mots se sont tus dans ma bouche, endormis.

Alors j'ai vu. Que toute chose dénommée

est un buisson ardent d'où s'élève une voix

qui nous appelle, et non pas que nous appelons,

mais qui brûle en soi-même et toujours se dérobe

au désir que nous eûmes de son nom.

 

 

 

Jean-Yves Masson

Poèmes du festin céleste

L'Escampette, 2002

 

 

 

 

Chagall Moise Buisson Ardent

 

Marc Chagall

Moïse devant le Buisson Ardent

Musée National de Nice

SG