18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 08:15
  

Dans la forêt les ombres se couchent

Séculaire là-haut la lumière avance

Versant des deniers de silence aux églises

Et dans les herbacées des rêves

Glisse la mémoire, son pas de solitude

 

Les arbres dépassent dans les ombres

Les troncs tels des châteaux les parcourent

Et poussant toujours plus haut, le bois

De la vie perd des écorces de lumière

 

L'homme traversant les ombres

Parcourt avec le temps qui blanchit

Les sentiers du hêtre, des feuilles que la terre

Dans les crissements apprend par cœur et traîne

Dans la noirceur tandis que sombre

Comme un jeu la lumière descendue

De haut, et sa grâce rend amer

 

L'air sent la terre humide aux feuilles pourries

Les troncs qui se dressent comme les siècles

Et l'homme qui aboie dans sa vérité

Sent la chair et la sueur, sent la peur

L'effort et la colère

 

 

 

Thanassis Hatzopoulos  

trad. Michel Volkovitch

Gallimard

     

 

                                     

 

 

 

      Thanassis-Hatzopoulos

SG