23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:35

 

De ta tige détachée,

Pauvre feuille desséchée,

Où vas-tu ? — Je n’en sais rien.

L’orage a brisé le chêne

Qui seul était mon soutien.

De son inconstante haleine

Le zéphir ou l’aquilon

Depuis ce jour me promène

De la forêt à la plaine,

De la montagne au vallon.

Je vais où le vent me mène,

Sans me plaindre ou m’effrayer.

Je vais… où va toute chose,

Où va la feuille de rose

Et la feuille de laurier.

 

 

 

 

M.-A.-V. Arnault

Le Magasin universel

Publié sous la direction de savants, de littérateurs et d'artistes

Octobre 1936 

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