23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 07:09

 

Debout

tu me donnes ton visage au début du jour

et tu demandes à l'orme écarlate

si ses racines ont prise dans le temps.

 

Mais comme toi

il garde le silence

au-devant de l'horizon.

 

Son écorce est amère

à qui veut l'en dépouiller,

il habille en lui-même

l'image de ses années.

 

À chaque mort successive

son œil s'élargit

où tu devines

la conscience de toi-même.

 

 

 

 

François Pacqueteau

Le dialogue immobile

Rougerie, 1979

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